Axe 3 

Territoires et développement

Les chercheurs :

Dominique Blanchet, Fred Deshayes, Valérie Doumeng, Christian Hen, Dominique Mignot, Alain Maurin, Jean-Gabriel Montauban, Marc Moreau, Vinaly Phrakhaythong, Joel Raboteur, Paul Rosele Chim, Clément Trobo, Pierre-Yves Chicot, Didier Destouches.

Chercheur associé : 
Jim Lapin

Sous-axe III-1 : Mémoire de l’esclavage et histoire des PTI français : perspectives juridiques, politiques et économiques

    Á l’heure où l’on accorde beaucoup d‘importance à la colonisation et à ses méfaits, les caribéens prennent conscience de leurs identité. La construction identitaire s’est faite par étape, résultat d’un long processus de construction et de reconstruction. Aujourd’hui les peuples de la Caraïbe ont développé une identité culturelle spécifique qui est en train de redéfinir les stratégies de développement touristique. La mise en avant de cette identité a conduit à une différentiation qui de plus en plus est recherchée par les touristes. Un résultat digne d’intérêt et corroboré par la méthode contingente est que les autochtones acceptent plus volontiers un développement touristique de leur territoire.

    Le thème de l’esclavage occupe une place particulièrement importante dans cet axe. Mais, c’est bien de droit – et de droit et d’économie- qu’il s’agit puisque le thème central de l’Evénement est ancré précisément dans la première époque de l’histoire coloniale française et induit paradoxalement, dans une mesure qu’il nous reste à déterminer, la reprise de la matrice gréco-romaine dans les terres fermes et les îles françaises de l’Amérique selon l’expression consacrée dans les lettres de commission. La problématique principale est de savoir si l’esclavage aux Antilles françaises a été en grande partie la simple « reprise » du phénomène esclavagiste relevant plus du « droit des gens » ou ius gentium des Anciens que du droit « civil » ou si, inversement, l’institution esclavagiste a constitué davantage un ultime avatar de la servitude antique en raison de la philosophie grecque dominante ( notamment le stoïcisme ) et de la matrice juridique romaine qui avaient fait de l’esclave « seruus », non seulement une « res corporales », mais une « persona » selon les « Institutes » de Gaius du IIe siècle de notre ère.

Sous-axe III-2 : Aménagement du territoire, Décentralisation, tourisme et développement durable

    Les profondes mutations que connaissent l’organisation et les dynamiques spatiales de nos sociétés comme tendent à le montrer par exemple l’effondrement des modèles traditionnels d’aménagement du territoire, montrent que l’élément humain touchant à la perception des modifications du cadre de vie par les usagers est un facteur essentiel, souvent sous-estimé. La fragilité des systèmes naturels ou des systèmes économiques invite à retenir comme un des axes directeurs la vulnérabilité de nos territoires. Les enjeux concernent donc tous les domaines et restent largement à explorer. Les politiques environnementales, doivent tenir compte non seulement de la situation économique, mais de l’éthique et de l’équité.


La vulnérabilité (fragilité) des systèmes naturels sera étudiée en s’intéressant aux contraintes liées à l’insularité ou encore aux enjeux de la gestion de l’eau ou de la préservation des littoraux. 


La référence au développement durable est désormais incontournable, dans les discours qui entendent traiter de l’environnement et du développement.


    La définition du développement durable la plus connue est celle qui figure dans le fameux rapport Brundtland (1987) : « le développement durable s’est efforcé de répondre aux besoins du présent sans compromettre la capacité de satisfaire ceux des générations futures ». A côté de cette définition méthodologique est aussi posée une définition en terme d’objet, déclinée selon trois dimensions du social, de l’économique et de l’environnemental. 


    La notion de développement durable commande que soit reconnues et prises en compte les inévitables tensions entre les trois dimensions de l’économique, du social et de l’environnemental. Le développement durable est présenté comme un cadre théorique et pratique, à destination des pouvoirs publics, des praticiens du développement et cherchant surtout à concilier les objectifs du développement des sociétés et la conservation de la nature, lesquels ont été trop longtemps considérés comme antinomiques

  • Quelle mise en valeur du développement durable dans les pays du Sud ?

  • L’écotourisme peut-elle s’inscrire comme un exemple de développement durable ?

Autant de problématiques qui ne sauraient être comprises sans un regard particulier porté à l’Education, à la formation des populations, notamment dans le domaine du Tourisme qui est une des activités les plus rentables dans ces économies.

    A l’intérieur de ce sous-axe, le CREDDI s’est déjà distingué pour avoir développé un thème de recherche sur le droit de l’environnement. Les chercheurs impliqués sur ce sous-axe continuent à approfondir la réflexion dans ce domaine mais en en se proposant de centrer davantage cette thématique dans le contexte caribéen en accordant une large part à l’étude ou l’élaboration de règles juridiques concernant la gestion de l’environnement sous des formes diverses tant naturelles ou culturelles. Le droit de l’urbanisme qui était affiché par le CREDDI dans son programme de recherche devrait permettre à ces chercheurs de mener à bien leurs travaux qui sont en cours de réalisation d’autant plus que des liens très forts avec d’autres centres se sont tissés lors du contrat précédent. Ses nombreux liens avec d’autres centres et sa participation à des réseaux internationaux en matière environnementale devraient permettre aux chercheurs du nouveau centre de réaliser les projets notamment dans les domaines de l’Environnement et de la citoyenneté dans les DFAet la Caraïbe ; de l’analyse économique du droit et droit de l’environnement ; du Droit à l’environnement et justice pour le prochain plan quadriennal

Sous-axe III-3 : Gestion des organisations

    L’essor d’un pays ou d’une région passe inévitablement par le développement de son tissu socio-économique. Ce dernier ne peut être assuré que par des entreprises dynamiques et performantes qui créent de la valeur et viennent augmenter les ressources locales. Les analyses qui touchent à la définition de la performance des entreprises, à la mise en œuvre de dispositifs et d’outils de gestion leur permettant de s’organiser au mieux, aux nouveaux modes de travail et aux modalités d’accompagnement du changement s’avèrent donc particulièrement pertinentes. 


Les recherches sur l’organisation et la gestion des entreprises tentent de comprendre et d’apporter des réponses adaptées aux difficultés rencontrées par les diverses organisations qui forment le tissu socio-économique : PME-PMI, collectivités locales et organisations publiques, organisations des secteurs socio-sanitaire, touristique, ou autre. L’objectif est d’être en mesure de proposer aux entreprises des voies d’évolution prometteuses pour l’avenir, notamment par la conception et la mise en œuvre de projets de changement ou d’innovations managériales.

   Les travaux privilégient des approches pluridisciplinaires se fondant sur le champ vaste des théories des organisations, mais également sur l’économie d’entreprise, la sociologie des organisations ou l’anthropologie.

Sous-axe III-4 : Jurisprudence communautaire relative aux RUP, Relations internationales

     En droit communautaire, les départements d’outre–mer français (Martinique, Guadeloupe, Guyane, Réunion) ainsi que les îles Canaries (Espagne), Madère et Açores (Portugal) sont considérés comme les régions ultra- périphériques de l’Union européenne parce qu’elles présentent des spécificités communes : éloignement du centre de l’Europe et de leur métropole respective, insularité, retard de développement par rapport à la moyenne communautaire. Cette dénomination n’a été officialisée que par la déclaration n° 26 de la conférence gouvernementale annexée à l’acte final du Traité de Maastricht et l’article 299-2 du Traité d’Amsterdam. Elle permet la reconnaissance d’un régime dérogatoire et une clause d’adaptation dans le domaine de la politique communautaire de cohésion économique et sociale, de la pêche, de l’agriculture et de la fiscalité.

  • Quels avantages pourraient procurer cette reconnaissance juridique pour les différentes régions ?


Cependant, le concept de « régions ultra- périphériques » trouve ses origines dans la jurisprudence communautaire reconnaissant tantôt le principe d’harmonisation, tantôt le principe de dérogation.


L’étude de l’incidence de la Convention européenne sur les RUP est également l’un des thèmes majeurs ayant un grand intérêt pour le CREDDI.

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